Les végétaux

I\ Généralités.

A\ Classification simplifiée.

Ils sont moins bien conservés que les animaux car le milieu continental est moins favorable aux fossiles. Les tiges et les feuilles qui contiennent de la lignine se fossilisent mieux (par rapport aux fruits). On a :
soit une empreinte par enfouissement,
soit une minéralisation des cellules,
soit une incrustation de carbonate de calcium.

Sept stades ont été distingués et trois niveaux d’organisation.

Les échinodermes

I\ Organisation générale.

Les échinodermes présentent une symétrie pentaradiée chez l’adulte. La symétrie bilatérale est acquise ultérieurement. Ils ont un exosquelette formé de plaques juxtaposées avec des radioles (piquants) articulées. Leur système aquifère est composé d’un hydrocœle qui communique avec l’extérieur par un orifice (unique ou multiple) : la plaque madréporique.

Les arthropodes

I\ Morphologie générale.

Les arthropodes constituent 80% des espèces actuelles. Leur corps est divisé en segments (somites), recouvert et protégé par une cuticule chitineuse rigide (non minéralisée) : c’est un exosquelette. Cet exosquelette sert de point d’appui pour les muscles moteurs.

La croissance des arthropodes est discontinue, réalisée par mue(s).

Nombres de segments ont tendance à fusionner. En général, on peut distinguer trois parties :
- Chez les trilobites, ce sont : le céphalon, le thorax, le pygidium.
- Chez les insectes, ce sont : la tête, le thorax, l’abdomen.
- Chez les crustacés, on ne distinguera que deux parties : le céphalothorax et l’abdomen. Chaque somite porte une paire d’appendices. Ces appendices peuvent être uniramés ou biramés. Les trilobites ont des appendices biramés et l’on y trouve une rame locomotrice et une rame respiratoire.

Les mollusques

I\ Caractéristiques générales des mollusques.

Parmi les mollusques, on trouve, les lamellibranches, les gastéropodes et les céphalopodes. Ces mollusques sont des organismes à corps mous, généralement protégés par une coquille calcaire.
Le mollusque primitif présente une symétrie bilatérale et est constitué de trois parties :
- La tête qui porte les yeux.
- Le pied qui est une masse musculaire ventrale a fonction locomotrice.
- La masse viscérale dorsale recouverte par le manteau qui entoure la cavité palléale et qui donne la coquille.

Les brachiopodes

A\ Morphologie.

Les brachiopodes sont des bivalves, inéquivalves. La ligne de jonction est appelée ligne de commissure. Les valves sont sécrétées par le manteau. L’eau rentre par la parie frontale. Le lophophore sert à la respiration, la nutrition, l’excrétion, le stockage des graisses et de poche incubatrice.
Formes des valves et squelette du lophophore : voir TP.

Le plan de symétrie est perpendiculaire au plan de commissure.

Les cœlentérés

I\ Morphologie générale.

Les cœlentérés sont des diblastiques. Leur cavité générale (cœlome) et cavité digestive sont confondues. On trouve une seule ouverture qui tient le rôle de bouche et d’anus. Ils présentent une symétrie radiaire autour d’un axe qui passe par la bouche. Leurs tentacules sont en nombre variable. Ils sont subdivisés verticalement par des septes. Ils existent sous deux formes : polype et/ou méduse.

Les spongiaires

I\ Morphologie.

Les spongiaires sont les plus simples des pluricellulaires. Ce sont des diblastiques de taille comprise entre 1mm et 1-2 mètres. Leur forme est extrêmement variable : croûte (substrat), érigé, coupe, éventail.
Ils ne possèdent ni tissu, ni organe, ni symétrie. Leur croissance est fonction du substrat, de la place disponible et du courant.
On peut dire que les spongiaires sont un sac traversé par un courant d’eau continu. L’endoderme est constitué de choanocytes : cils qui entretiennent un courant d’eau qui rentre par le pore inhalant et qui sort par l’oscule (différent du pore exhalant).
L’ectoderme est constitué par des cellules épithéliales avec un remplissage par une matière colloïdale inerte : la spongine.

Les foraminifères

I\ Caractéristiques générales.

Les protozoaires sont entourés par un test. Ce dernier est de nature variable, aussi bien que la forme. Sa dimension peut aller de quelques millimètres à 10 centimètres. Les loges communiquent entre elles par le foramen. La forme de l’ouverture extérieure du test est variable.

On distingue trois types de tests :
- Les chitiniques : pas de fossile.
- Les agglutinés arénacés : ils récupèrent des fragments de l’environnement avec du calcaire comme ciment.
- Les calcitiques : la calcite est synthétisée par l’animal. On trouve ici plusieurs groupes : - les microgranuleux qui sont gris, avec des cristaux de calcite de diamètre inférieur à 5µm ; - les porcelanés de couleur de porcelaine (blanc) avec de la calcite crypto-cristalline ; - les hyalins, à gros cristaux, de couleur miel (brun luisant). Souvent, la muraille est perforée de pores qui permettent la sortie des pseudopodes (distinction entre les perforés et les imperforés).

Synthèse : Evolution et Milieu

L’évolution est la réponse de la vie, avec des essais avortés ou réussis, à la pression du milieu. Dans le milieu, on distingue deux aspects :
- L’aspect d’un milieu extérieur à l’espèce : milieu physico-chimique et biotique.
- L’aspect d’un milieu intérieur à l’espèce : la concurrence entre les individus crée la sélection naturelle. Si le milieu est stable, la population est stable (stase) où elle subit une pression orientée (auto-sélection) qui va créer une anagenèse. Si le milieu est instable, on a des crises, des évolutions irrégulières et des cladogenèses.

I\ Evolution et mode de vie.

Le plancton.

En milieu marin, le plancton a une évolution continue, régulière où il vit avec une masse d’eau ayant des caractéristiques physico-chimiques constantes en se déplaçant avec elle. → Le plancton est placé de manière favorable pour avoir une évolution régulière et continue.

Les processus ontogéniques dans l’évolution

Ces processus forment un lien entre le développement de l’individu et la lignée phylogénique.

I\ Ontogenèse et phylogenèse.

A\ La coquille d’un céphalopode actuel.

Exemple : le nautile.

Le nautile est un animal qui vit dans sa dernière loge (chambre d’habitation). L’avant-dernière est remplie d’eau et de gaz ; les autres sont remplies d’air. Au stade embryonnaire, l’animal vit dans sa protoconque (première loge). En grandissant, il va créer sa coquille en sécrétant à l’arrière de son corps, des cloisons successives.

→ Le nautile garde intactes, jusqu’à la fin de sa vie, toutes les phases de croissance de sa coquille. On peut y retrouver des stades embryonnaires, juvéniles, adultes et même séniles. Il en est de même pour les ammonoïdés.

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