Cours de Géologie :)

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Introduction à la Géologie du Hoggar (Catégorie : Géologie Maghrébine)




Le bouclier touareg, formé durant l'orogenèse Pan-Africaine (850-550 Ma) est caractérisé par des shear-zones majeures orientées Nord-Sud séparant des blocs crustaux aux géologies contrastées. Il peut être ainsi interprété comme une amalgamation de Terranes, pris en tenaille entre le Craton Ouest Africain et le Craton Est Saharien, au cours de l'Orogenèse Panafricaine 850 - 550 Ma (Black et al., 1994 ; Liégeois et al., 2000). Cet événement correspond à la constitution du Gondwana central. Ceci s'est réalisé par une série de collisions entre plusieurs micro-continents et l'accrétion d'arcs insulaires. Cet orogenèse et les mouvements décrochants le long de mega-shear zones, qui ont eu lieu au cours des stades tardifs, ont provoqué une délamination de la lithosphère mantellique sub-continentale.

  

Cartes géologiques (Catégorie : Cartographie)


A/ Introduction :
La mise en chantier de ce petit texte, qui portait le titre de "Principes et méthodes de la Cartographie géologique en terrains sédimentaires" date de 1989. Mais il est resté depuis cette date dans les cartons de son auteur sans être mené à son terme. Il est présenté ici tel quel (sans les illustrations qu'il était envisagé d'y ajouter et bien que quelques développements n'y soient qu'ébauchés), en pensant que certains lecteurs, parmi les nombreux qui se posent des questions sur les cartes géologiques, y trouveront néanmoins de l'intérêt.

La rédaction de ce texte avait été suscitée par la demande d'un étudiant étranger s'enquérant de l'existence d'un manuel de cartographie géologique en langue française.
Or un tel ouvrage n'existe pas, à ma connaissance. La raison la plus probable en est que tous les géologues sont bien conscients que l'enseignement de la cartographie doit se faire par la pratique sur le terrain et non de façon théorique. En effet, en cette matière (comme en beaucoup d'autres d'ailleurs) l'apprentissage "par l'erreur" est le seul valable. Ceci conduit d'ailleurs à considérer que le rôle de l'enseignant est principalement de contribuer à abréger le temps nécessité par cet apprentissage, en mettant en lumière les erreurs commises et en indiquant comment les corriger.
La pratique pédagogique montre néanmoins, comme il est normal, que chaque génération d'étudiants répète les mêmes erreurs et pose les mêmes questions que l'on peut donc considérer comme "classiques". On peut, en conséquence, faire un inventaire et un commentaire par écrit de celles-ci, de telle sorte que les étudiants puissent retrouver, sous un plan ordonné, les remarques qui leur seront faites dans la nature, au hasard des cas particuliers rencontrés. De surcroît ils pourront aussi entendre parler d'autres cas de figure, que le volume et la variété limités des enseignements sur le terrain ne leur auront pas donné l'occasion de rencontrer. C'est ce que j'ai tenté ici, mais je m'en voudrais si cela devait conforter l'illusion que la lecture d'un manuel peut permettre d'apprendre la cartographie. Le présent texte doit donc être considéré comme une sorte d'aide-mémoire récapitulatif qui devrait être lu après avoir commencé de pratiquer la cartographie, plutôt qu'avant !

Il faut préciser que ce texte concerne tout particulièrement la cartographie géologique des terrains sédimentaires en pays de montagne et qu'il est l'expression de l'expérience acquise, en ce domaine, par son auteur, au cours du lever de plusieurs dizaines de cartes géologiques des Alpes occidentales françaises (à titre de responsable ou de collaborateur) et de la direction de plusieurs dizaines de stages d'étudiants consacrés à cette activité.

  

Les forages recents dans les aquiferes karstiques des montes de Tlemcen (Catégorie : Géologie Maghrébine)


INTRODUCTION

L’Ouest algérien a connu ces deux dernières décennies une baisse de la pluviométrie. Ce déficit pluviométrique a engendré une sécheresse prolongée et grave. Le tarissement de certaines sources qui alimentaient la population de Tlemcen et la faible recharge des deux seuls grands barrages existant à l’époque dans la région, dont le barrage des Beni-Bahdel et celui du Meffrouch, a amené les autorités locales à lancer des prospections des eaux souterraines à travers les monts de Tlemcen. Ces derniers ont toujours constitué l’une des régions les plus arrosées de l’ouest de l’Algérie, ce qui leur a valu le qualificatif de château d’eau naturel de tout un ensemble d’agglomérations faisant partie de la wilaya de Tlemcen, de Ain-temouchent et d’Oran.
L’exploitation des réservoirs souterrains mis en évidence dans les monts de Tlemcen, a commencé d’une manière intense dès l’année 1984 avec des programmes de forages toujours réalisés en urgence. Ainsi nous comptons, jusqu’à l’heure actuelle, plus de 100 forages hydrauliques réalisés dans différents programmes par l’ANRH (Agence Nationale des Ressources Hydrauliques) et la DHWT (Direction de l’Hydraulique de la Wilaya de Tlemcen).
Dans cet article, nous présentons une première synthèse des résultats de l'étude des monts de Tlemcen (Fig.1), obtenus à partir des données de forages.

  

Sédimentation dans les barages de l'afrique du nord (Catégorie : Géologie Maghrébine)


1. INTRODUCTION

L’Afrique du nord dispose actuellement de plus de 230 barrages d’une capacité totale de stockage de 23 milliards de m3 répartis comme suit (fig. 1, et 2). Le suivi de l’envasement des retenues, a permis d’évaluer à près de 125.106 m3 la capacité perdue par envasement en moyenne chaque année. Cette capacité est répartie comme suit (fig.3) entre les trois pays.
En plus de la réduction de la capacité, la sédimentation a un impact au niveau du réservoir lui même, en amont, et en aval du barrage. Ces pays (Algérie, Tunisie, Maroc), font partie d’une zone montagneuse caractérisée par un climat agressif avec alternance d’années sèches et humides, et des pluies d’automne dévastatrices pour les sols, d’autant plus qu’elles surviennent à une période où la couverture végétale est réduite ou inexistante, et les sols ameublis par les labours.
La conséquence est que d’une part, les crues d’automne violentes, et brutales sont la cause d’une forte ablation, et d’autre part, le taux d’érosion dans les bassins versants est important, ce qui favorise l’apparition des courants de densité dans les réservoirs des barrages des pays de l’Afrique du nord. Dans cette étude, on propose de mettre en relief la gravité du phénomène de la sédimentation des barrages dans la région de l’Afrique du nord à travers l’analyse des étapes du processus de l’envasement (fig.4).

  

Formation karstique du plateau de Cheria (Catégorie : Géologie Maghrébine)


INTRODUCTION

La structure originale de la région d'étude avait attiré l'attention des premiers auteurs (Durozoy, 1948; Flandrin, 1959). Ainsi, Chéria, d'une altitude moyenne de 1100 mètres et grace à ses ressources karstiques, représente un véritable château d'eau pour Tébessa située plus bas à 800 mètres d'altitude.
Le plateau de Chéria se caractérise donc par des aquifères assez importants pour toute la région. De forts débits y sont prélevés pour l'alimentation d'autres agglomérations et projets situés hors du bassin. Ce dernier présente une série stratigraphique connue sur plus de 1000 mètres, avec des possibilités hydrauliques certaines (Chaffai, 1983). Les formations marines, c'est-à-dire le Trias, le Crétacé et l'Eocène, occupent 80% de la sédimentation; les 20% restant correspondent au remplissage Mio-Plio-Quaternaire.

SITUATION GEOGRAPHIQUE ET CARACTERISTIQUES PHYSIQUES

Le bassin de Chéria, du nom de l'agglomération installée en son centre, est situé à environ 50km au sud-ouest de la ville de Tébessa et à 250km de la côte méditerranéenne (Figure 1). C'est un vaste plateau de forme approximativement triangulaire, couvrant une superficie moyenne de 800km2 et présentant des altitudes variant entre 1050 et 1500 mètres.


  
  

Environnements et processus sédimentaires (Catégorie : Sédimentologie)


1. L'OCEAN

1.1. Physiographie

L'océan occupe 72% de la surface de la Terre, soit à peu près 360 106 km2 pour un volume de l'ordre de 1320 106 km3. L'altitude moyenne des continents est de +840 m, tandis que la profondeur moyenne des océans est de -3800 m. La topographie des océans montre l'existence de grands ensembles morpho-structuraux: la plate-forme continentale et son talus, constituant la marge continentale, le bassin océanique, les dorsales et les monts sous-marins (Fig. VII.1).

Fig. VII.1: physiographie des océans le long d'un transect schématique E-W.

  

L'évolution post-dépôt (Catégorie : Sédimentologie)


Dans l'évolution post-sédimentaire, il est possible de distinguer un certain nombre de grandes étapes, qui vont se succéder au cours du temps et amener des modifications de plus en plus importantes du sédiment originel. On distinguera donc ci-dessous la pédogenèse (développement d'un sol) qui peut intervenir lorsqu'un sédiment est émergé; la compaction, qui consiste d'abord en une expulsion d'eau suite à la surcharge provoquée par l'accumulation des sédiments et la diagenèse qui concerne surtout des phénomènes (bio)chimiques de dégradation de la matière organique et de dissolution et cristallisation. On abordera aussi, de manière brève, le problème de la fossilisation et de la perte d'information qu'il représente.

1. PEDOGENESE

1.1. Généralités

Une attention particulière doit être accordée aux transformations susceptibles d'affecter un sédiment lors de son évolution en milieu continental. De tels témoignages d'émersion doivent absolument être mis en évidence, notamment pour leur intérêt paléogéographique.

La pédogenèse correspond au développement d'un sol sur un substrat minéral. Ce processus est en général long (plusieurs milliers d'années) et peut aboutir à différents types de sols en fonction du substrat, du climat (voir chapitre II) et de la durée de la pédogenèse. Nous allons prendre un profil idéalisé comme exemple (Fig. VI.1) et passer en revue les différents horizons pédologiques et les processus dominants qui y sont observés.

Figure VI.1: profil idéalisé dans un sol, montrant les différents horizons et les processus qui y sont observés. D'après Konhauser (2007), modifié.