Cours de Géologie :)

Gagner Du Temps, Trouvez Ce Que Vous Voulez En Remplissant Ce Formulaire
Close



Graptolites


Organismes fossiles coloniaux du Paléozoïque, les graptolites ont été successivement classés parmi les algues, les spongiaires, les hydrozoaires (coelentérés), les bryozoaires et enfin, plus sûrement, parmi les ptérobranches (Stomocordés). Souvent assez mal conservés dans des faciès schisteux, ils n'ont livré d’indices sur leur parenté zoologique qu'à l'occasion de conservations exceptionnelles. Cette parenté est maintenant confirmée puisqu'un exemplaire vivant a été récemment trouvé au large de la Nouvelle Calédonie. Ils sont d'une remarquable précision stratigraphique à l'Ordovicien-Silurien.

  

Histoire géologique du massif central


500 millions d’années :
Phénomène de distension fractionne un vaste continent en deux domaines au sud (l’Afrique) et au nord (l’Europe du nord actuelle). Entre les deux se forme un domaine océanique dont le plancher est composé de roches ultrabasiques et volcaniques basiques parfois recouvertes de sédiments.


Au Silurien, 400 millions d’années :

Le plancher océanique s’enfonce sous la plaque européenne (subduction) entraînant avec lui des fragments de continent africain. Reliques dispersées au sein de roches très métamorphisées (éclogites et roches ultrabasiques du haut Allier).

  

L'expérience de Miller sur l'apparition de la vie




La question de l’apparition de la vie a longtemps fait partie des thèmes plus abordés par la religion que par la science. Si l’on sait aujourd’hui assez bien dater l’émergence de la vie sur Terre, le mécanisme de son apparition est loin d’être élucidé.

C’est le sujet d’une troublante expérience menée en 1952 par Miller (voir ci-contre). Ce dernier a montré que dans des conditions reproduisant celles régnant sur Terre il y a quelques milliards d’années, des composants essentiels à la vie peuvent émerger spontanément, à partir de réactions chimiques simples et de quelques éclairs.

  

Le temps géologique


Pour nous, le temps, notion abstraite, se matérialise le plus souvent par la trotteuse de l'horloge qui marque les secondes, les minutes ou les heures, le calendrier qui indique les jours, les mois, les années. En géologie, le temps est le plus souvent matérialisé par une séquence de roches, comme cet empilement de couches bien visibles sur les parois du Grand Canyon du Colorado.

Cet empilement matérialise le temps géologique: temps de dépôt d’une première succession de couches, métamorphisme de ces couches conduisant à la formation d’un massif de roches métamorphiques, soulèvement et longue période d’érosion de ce massif concrétisée par une discordance, dépôt d’une seconde succession de couches sédimentaires, puis érosion récente du tout responsable du spectacle que nous offre aujourd'hui le Grand Canyon. Une histoire que l'on sait aujourd'hui s'être étendue sur quelques 2,5 milliards d'années.

  

La longue vie solitaire des bactéries et des algues


Si nos archives géologiques, c'est-à-dire les roches, ne nous ont pas donné la réponse quant à l'origine de la vie, elles nous renseignent sur la façon dont cette vie, une fois implantée, s'est développée. Elles nous renseignent sur au moins quatre points importants:

  • quelles ont été les premières formes de vie, du moins celles qui ont été conservées fossiles,

  • comment celles-ci se sont modifiées et ont donné naissance à d'autres formes,

  • à quel moment chacune est apparue,

  • quand et comment est apparue et s'est développée l'atmosphère oxygénée en relation directe avec les premières formes de la vie.

On a vu que la terre est née il y a 4,55 Ga. Précédemment, on a exprimé le temps géologique sur une échelle divisée en ères, périodes et époques. Pour cette étude du développement de la vie, nous allons utiliser ici un mode de représentation qui se veut plus imagé: l'horloge géologique de la Vie.

Pour concrétiser le temps géologique depuis la formation de la Terre (4,55 Ga), on peut comparer tout ce temps à une période de 12 heures, ce qui permet de situer chaque événement sur une horloge.

  

L'oxygénation de l'atmosphère terrestre


Si nous ne sommes pas trop certains de la composition de l'atmosphère primitive, on sait qu'il n'y avait pas d'oxygène libre (une molécule formée de deux atomes d'oxygène, O2). D'où vient donc cet oxygène libre qui caractérise aujourd'hui notre atmosphère?

Même si les radiations solaires peuvent briser les molécules d'eau (H2O) dans la haute atmosphère et produire des atomes d'oxygène qui se combinent deux à deux, ce processus est trop lent pour expliquer la concentration actuelle de l'atmosphère en oxygène libre. Tous s'accordent à dire que l'oxygène est un produit de la photosynthèse.

  

Les algues


Non calcifiées et calcifiées. Suivant la nature du pigment, l'écologie et la bathymétrie sont variables (elles n'utilisent pas la même partie du spectre lumineux, variable suivant la profondeur).

Idée de classification (sujette à de fréquents remaniements!)

Les dasycladacées et les udotéacées s'observent dans des environnements peu profonds, souvent récifaux ou d'arrière-récif. Les codiacées s'étendent un peu plus vers les environnements d'avant-récif. Les paléosiphonocladacées sont caractéristiques des lagons et autres environnements protégés. Les characées sont souvent lacustres ou palustres. Les porostromates et spongiostromates ont une répartition assez variable, mais surtout littorale. Enfin, la plupart des rhodophytes colonisent la crête récifale, dans des milieux très agités.

  

Les stromatopores


  • Organismes benthiques très simples.
  • Ils produisent un squelette calcaire massif.
  • Stromatopores = lit avec des trous, ils présentent une structure feuilletée et perforée de canaux.

La structure assez simple des stromatopores consiste toujours une série de planchers entrecoupés de piliers. Les planchers se superposent parallèlement à la surface de croissance. La surface extérieure est mamelonnée et percée d'astrorhizes.

Ce qui nous intéresse le plus, c'est la forme générale du stromatopore. Ceux-ci peuvent être globuleux, lamellaires ou dendroïdes (branchus). La morphologie est adaptée suivant l'environnement.