Cours de Géologie

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Le massif Yetti-Eglab

Le craton ouest africain

Le massif des Eglab appartient au craton ouest africain. Ce craton est limité au Nord par l’Anti-Atlas, à l’Est par la zone mobile panafricaine, à l’ouest par la chaîne panafricaine, calédonienne et hercynienne des Mauritanides. Il est recouvert sur une grande partie de sa surface par les formations sédimentaires d’âge Protérozoïque supérieure et Paléozoïque des bassins de Tindouf au Nord et de Taoudenni, dans sa partie centrale.

Les zones d’affleurement du craton ouest africain sont divisés en 2 parties : la partie Nord à reçu le nom de Dorsale Reguibat, la partie Sud est désignée comme Dorsale Leo. Entre les deux apparaissent à travers les formations sédimentaires, deux fenêtres qui montrent les formations du craton : les fenêtres de Kayes et de Kenieba.

  

Forages hydrauliques profonds de la zone frontaliere Algero-Marocaine

Dans le cadre du renforcement de l’alimentation en eau potable de la population de la partie ouest de la wilaya de Tlemcen, des campagnes de reconnaissance par forage sont menées dans la région.
Au cours de ces quatre derniàres années, l’agence nationale des ressources hydrauliques (ANRH) a mené dans la région de Zouia, des prospections hydrogéologiques par forages profonds. L’implantation de ces derniers fut effectuée sur la base des résultats d’une prospection géophysique, par la méthode électrique, récemment réalisée.
Ces forages profonds de 500m en moyenne, ont traversé les formations gréseuses de l’Oxfordien et les argiles du Callovo-Oxfordien. Aussi ils ont recoupé, en partie, les formations carbonatées sous jacentes du Bajo-Bathonien (Jurassique moyen). Ils ont mis en évidence un niveau aquifàre dans ces formations. Sur une série de 12 forages, 5 ont permis de mobiliser de l’eau ô température élevée, jusqu’ô 47êC (figure 1). Les résultats de cette campagne de forages présentés dans cet article permettent de mettre en évidence des circulations d’eau profondes dans ce secteur dont la structure géologique est assez complexe. Il faut noter aussi que les conditions hydrogéologiques de la région sont tràs peu connues.

  

Introduction à la Géologie du Hoggar



Le bouclier touareg, formé durant l'orogenèse Pan-Africaine (850-550 Ma) est caractérisé par des shear-zones majeures orientées Nord-Sud séparant des blocs crustaux aux géologies contrastées. Il peut être ainsi interprété comme une amalgamation de Terranes, pris en tenaille entre le Craton Ouest Africain et le Craton Est Saharien, au cours de l'Orogenèse Panafricaine 850 - 550 Ma (Black et al., 1994 ; Liégeois et al., 2000). Cet événement correspond à la constitution du Gondwana central. Ceci s'est réalisé par une série de collisions entre plusieurs micro-continents et l'accrétion d'arcs insulaires. Cet orogenèse et les mouvements décrochants le long de mega-shear zones, qui ont eu lieu au cours des stades tardifs, ont provoqué une délamination de la lithosphère mantellique sub-continentale.
  

Les forages recents dans les aquiferes karstiques des montes de Tlemcen

INTRODUCTION

L’Ouest algérien a connu ces deux dernières décennies une baisse de la pluviométrie. Ce déficit pluviométrique a engendré une sécheresse prolongée et grave. Le tarissement de certaines sources qui alimentaient la population de Tlemcen et la faible recharge des deux seuls grands barrages existant à l’époque dans la région, dont le barrage des Beni-Bahdel et celui du Meffrouch, a amené les autorités locales à lancer des prospections des eaux souterraines à travers les monts de Tlemcen. Ces derniers ont toujours constitué l’une des régions les plus arrosées de l’ouest de l’Algérie, ce qui leur a valu le qualificatif de château d’eau naturel de tout un ensemble d’agglomérations faisant partie de la wilaya de Tlemcen, de Ain-temouchent et d’Oran.
L’exploitation des réservoirs souterrains mis en évidence dans les monts de Tlemcen, a commencé d’une manière intense dès l’année 1984 avec des programmes de forages toujours réalisés en urgence. Ainsi nous comptons, jusqu’à l’heure actuelle, plus de 100 forages hydrauliques réalisés dans différents programmes par l’ANRH (Agence Nationale des Ressources Hydrauliques) et la DHWT (Direction de l’Hydraulique de la Wilaya de Tlemcen).
Dans cet article, nous présentons une première synthèse des résultats de l'étude des monts de Tlemcen (Fig.1), obtenus à partir des données de forages.

  

Sédimentation dans les barages de l'afrique du nord

1. INTRODUCTION

L’Afrique du nord dispose actuellement de plus de 230 barrages d’une capacité totale de stockage de 23 milliards de m3 répartis comme suit (fig. 1, et 2). Le suivi de l’envasement des retenues, a permis d’évaluer à près de 125.106 m3 la capacité perdue par envasement en moyenne chaque année. Cette capacité est répartie comme suit (fig.3) entre les trois pays.
En plus de la réduction de la capacité, la sédimentation a un impact au niveau du réservoir lui même, en amont, et en aval du barrage. Ces pays (Algérie, Tunisie, Maroc), font partie d’une zone montagneuse caractérisée par un climat agressif avec alternance d’années sèches et humides, et des pluies d’automne dévastatrices pour les sols, d’autant plus qu’elles surviennent à une période où la couverture végétale est réduite ou inexistante, et les sols ameublis par les labours.
La conséquence est que d’une part, les crues d’automne violentes, et brutales sont la cause d’une forte ablation, et d’autre part, le taux d’érosion dans les bassins versants est important, ce qui favorise l’apparition des courants de densité dans les réservoirs des barrages des pays de l’Afrique du nord. Dans cette étude, on propose de mettre en relief la gravité du phénomène de la sédimentation des barrages dans la région de l’Afrique du nord à travers l’analyse des étapes du processus de l’envasement (fig.4).

  

Formation karstique du plateau de Cheria

INTRODUCTION

La structure originale de la région d'étude avait attiré l'attention des premiers auteurs (Durozoy, 1948; Flandrin, 1959). Ainsi, Chéria, d'une altitude moyenne de 1100 mètres et grace à ses ressources karstiques, représente un véritable château d'eau pour Tébessa située plus bas à 800 mètres d'altitude.
Le plateau de Chéria se caractérise donc par des aquifères assez importants pour toute la région. De forts débits y sont prélevés pour l'alimentation d'autres agglomérations et projets situés hors du bassin. Ce dernier présente une série stratigraphique connue sur plus de 1000 mètres, avec des possibilités hydrauliques certaines (Chaffai, 1983). Les formations marines, c'est-à-dire le Trias, le Crétacé et l'Eocène, occupent 80% de la sédimentation; les 20% restant correspondent au remplissage Mio-Plio-Quaternaire.

SITUATION GEOGRAPHIQUE ET CARACTERISTIQUES PHYSIQUES

Le bassin de Chéria, du nom de l'agglomération installée en son centre, est situé à environ 50km au sud-ouest de la ville de Tébessa et à 250km de la côte méditerranéenne (Figure 1). C'est un vaste plateau de forme approximativement triangulaire, couvrant une superficie moyenne de 800km2 et présentant des altitudes variant entre 1050 et 1500 mètres.


  

La zonation structurale de la Tunisie

La zonation structurale de la Tunisie traduit sa position de transition entre les unités charriées issues de l’orogène alpin au Nord et le bâti africain au Sud. On peut y distinguer du Nord au Sud :
  • la zone des nappes de charriage caractérisée par |’empilement d’unités telliennes et numidiennes, largement allochtones, relayées au Sud par un ensemble d’écailles dont le front correspondrait au chevauchement de Touboursouk.
  • la zone des plis atlasiques, prolongement oriental de l’Atlas saharien, occupée par des anticlinaux décakilomètriques, allongés selon une direction N 30 à N 60, souvent coffrés, séparés par de vastes cuvettes synclinales. Des fossés d’effondrement mio-plioquaternaires découpent ces structures suivant une direction moyenne N 160.
  • la zone des structures liées aux grands accidents correspond d’une part aux structures de l’alignement N-S, et d’autre part aux faisceaux des plis de Moulares, de Metlaoui et des chotts, liés génétiquement aux couloirs de décrochement de Gafsa et de Megrine-Tozeur éléments de l’accident sud-atlasique.
  • la plate-forme orientale caractérisée par une subsidence lente au cours du Mésozoïque et plus active au cours du Cénozoïgue. Le style de sa déformation est marqué essentiellement par des jeux de horsts et de grabens, associés à des plis à grands rayons de courbure.
  • la plate-forme saharienne est une zone stable dont les sédiments ne sont que légèrement basculés.
  

Paléogéographie de la Tunisie

La géologie de la Tunisie se caractéristique par une zonation nord-sud, passant de zones déformées au nord à la plateforme sub-saharienne au sud. C’est un ensemble de blocs basculés qui font le passage entre le continental africain au sud et le bord de la Téthys : c’est un exemple typique de marge passive.

Remarque : il n’y a pas ou très peu de volcanisme en Tunisie : seules quelques remontées de magma formant des dykes se sont produites le long de certaines failles.

Avec le Maroc et l’Algérie, la Tunisie constitue la limite du bâti africain qui se poursuit jusqu’en Sicile.

Au Trias, entre 250 et 200 millions d’années (Ma), la phase d’ouverture de la Téthys conduit à la séparation des plaques africaine (en mouvement vers le sud) et eurasienne (en mouvement vers le nord).

Au Jurassique, entre 200 et 145 Ma, cette ouverture va être perturbée par l’ouverture de l’océan Atlantique entre l’Amérique du Sud et l’Afrique.

C’est au Jurassique que démarre aussi la migration d’un certain nombre de micro-plaques : Australie, Inde...

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