Cours de Géologie

Quelques volcans

  • La Chaîne des Puys

Dans le Massif Central, des cônes volcaniques associés à des coulées ou des dômes de lave sont les témoins d’activités volcaniques effusives et explosives anciennes.
La Chaîne des Puys s’élève à l’ouest de Clermont-Ferrand et comporte 115 appareils volcaniques, atteignant 100 à 200 m de hauteur. Ils sont répartis selon une bande nord-sud de 40 km de long et 7 km de large ; depuis le Gour de Tazenat au nord, jusqu’au Puy de Monténard au sud.
La grande majorité des volcans qui constituent la Chaîne des Puys sont des cônes pourvus de cratères simples, réguliers, notamment pour le Puy des Goules avec un diamètre de 200 m et une profondeur de 40 m. Les autres sont munis de cratères égueulés, comme pour le Puy de la Vache et de cratères emboîtés, concentriques pour le Puy de Côme ou excentriques pour le Puy de Pariou. Ces volcans ont émis d’immenses coulées de lave qui à l’ouest s’étalent sur le plateau et a l’est descend vers les vallées encaissées. Ils ont également produit de nombreuses projections comme des bombes, des blocs, des lapilli et des cendres.

Puy Pariou et Puy de Dôme
Puy de la Vache et de Lassolas

À côté de ces cônes, se trouvent des dômes formés de roche résultant du refroidissement d’une lave visqueuse qui s’est accumulée sur place. Ces dômes sont parfois entourés de dépôts de nuées ardentes.

  • Le Mont Saint Helens

Le Mont Saint Helens est situé dans l’ouest de l’état de Washington aux États-Unis. Il entra subitement en éruption en 1980 après plus d’un siècle de repos.
Il appartient à la partie occidentale de la chaîne des Cascades. Avec ses 2549 m d’altitude et son cône enneigé, c’est le cinquième pic de l’état ; il surplombe de plusieurs centaines de mètres les reliefs avoisinants. Le sommet s’élève à plus de 1500 m au-dessus de sa base. Le diamètre à la base est de 9,6 km alors que celui du dôme était de 6 km avant l’éruption de 1980.
Les dépôts volcaniques les plus anciens date de 40 000 ans mais le Mont Saint Helens est l’un des volcans les plus jeunes de la chaîne car son cône a été entièrement formé durant les 2 200 dernières années. Avant l’éruption de 1980, le paysage était composé de denses forêts de conifères. Après le 18 mai 1980, toute trace de vie disparut dans un rayon de 8 km.


Après l’explosion de 1980, toute trace de vie a disparu.

Dans la matinée du 18 mai 1980, le Mont Saint Helens entrait en éruption. L’explosion décapita le sommet, qui perdit 400 m de hauteur.
Son nom vient du capitaine George Vancouver qui le découvrit en explorant les côtes pacifiques. Il honorait ainsi l’ambassadeur anglais, le baron Saint Helens.
Les premiers occupants européens et les indiens témoignent de brutales éruptions vers 1800, 1831 et 1835. Les études scientifiques ont commencé en 1841 ; une éruption éclata alors l’année suivante, puis en 1847 et en 1857. Ensuite, pendant 123 ans, le volcan resta en sommeil avant son brutal réveil en 1980.
Quelques jours avant l’éruption, une colonne de cendres s’élevait au-dessus de la montagne et des tremblements de terre furent enregistrés. Après une violente secousse le flanc gauche du Mont Saint Helens s’effondra et une avalanche de débris de roche et de glace dévala la pente a près de 290 km/h. L’explosion projeta des nuées ardentes à la vitesse phénoménale de 1078 km/h, tuant 57 personnes dont un volcanologue. En 3 jours, 3 km3 de magma furent crachés par la montagne. Les colonnes de cendres s’élevaient à près de 24 km d’altitude obscurcissant le ciel et déposant des débris jusqu’à plus de 1000 km du volcan.


Un énorme nuage de cendre s’éleva dans le ciel.

Cette éruption a coûté plus de deux milliards de dollars aux États-Unis.

  • Le Pinatubo

Le Pinatubo, au nord-ouest de Manille, capitale des Philippines, est resté pendant longtemps un volcan endormi qui n’a jamais fait parler de lui jusqu’à sa terrible éruption du mois de juin 1991.
Durant des siècles, il n’était pas classé parmi les volcans actifs, d’où la population importante qui habitait sur ses pentes.
Haut de 1745 m, le mont Pinatubo est actuellement l’un des 21 volcans actifs qui compte l’archipel des Philippines. Né il y a 1,1 million d’année, le Pinatubo est resté pratiquement inconnu jusqu’en 1991, date à laquelle le volcan s’est brutalement réveillé d’un long sommeil. En effet, sa précédente éruption, remonte à 611 ans. Les géologues avaient démontré qu’au cours des derniers milliers d’années le Pinatubo a connu des éruptions explosives extrêmement violentes, générant des coulées pyroclastiques dont il reste des dépôts à plus de 20 km du cratère.
Avant 1991, il présentait une physionomie très différente de celle qu’il offre aujourd’hui. En effet, ses pentes étaient recouvertes d’une épaisse forêt, tandis de larges rivières s’écoulaient jusqu’à l’océan. Sur les flancs du volcan, résidaient 500 familles d’aborigènes nomades, vivant de quelques cultures. Au pied du volcan, de petits villages regroupaient près de 15 000 personnes, tandis que non loin de là, quelques agglomérations plus importantes regroupaient 500 000 habitants.
L’éruption du Pinatubo fut la quatrième plus importante éruption du siècle, pourtant son violent réveil fut une surprise totale.
En août 1990, les premiers signes du Pinatubo apparaissent et à la suite d’un séisme le 2 avril 1991, les premières explosions retentissent au sommet du volcan.


Les cendres montent très haut dans le ciel.

Un panache de cendres s’élève à 8 km, tandis que des rejets de poussières de lave anciennes et de cendres détruisent plusieurs hectares de forêt. La région est évacuée sur un rayon de 10 km autour du volcan. Le 12 juin, la face éruptive majeure commence (cette date coïncide avec celle de l’indépendance du pays), tandis que le nuage de cendres atteint 19 km au-dessus du volcan. Des nuées ardentes balayent 100 km2 de pentes alors que les dépôts de cendres s’accumulent jusqu’à 200 m au pied du volcan.


La couche de cendres détruit toutes sortes de vies.

La colonne cendreuse culmine désormais à 40 km d’altitude et poussée par les vents fera le tour du monde en survolant les Philippines de nouveau le 7 juillet.
Au total, 250 000 personnes seront évacuées. Le Pinatubo aura fait 598 morts et laissé 1,2 million d’habitants sans-abri.

  • L'Etna

L’Etna, est à l’heure actuelle en activité quasi permanente ; c’est pour cela que de nombreux scientifiques le visitent chaque jour.
L’Etna est situé en Sicile, Dans le nord-est de l’île Italienne. C’est le plus grand volcan actif d’Europe. Il a connu de nombreuses éruptions et est depuis celle de 1966 en activité presque permanente. Il s’étale sur une base de 1 600 km2 avec un périmètre de 140 km. Son édifice complexe, formé de plus de 250 petits cratères, culmine à 3 345 m de haut pour le cratère principal.
Ce sont deux foyers éruptifs qui sont à l’origine du volcan et de la construction de son cône. Mais récemment, se sont deux autres petits cônes qui se sont formés en 1788 et en 1911. L’Etna a connu des éruptions plus ou moins violentes et des plusieurs types, mais la plus importante fut celle de 1669. De plus, elles ont été fréquentes au cours du XXème siècle : 1951, 1956, 1971, 1978 et 1983. Ce volcan était considéré dans la mythologie comme l’emplacement des forges des cyclopes et de Vulcain (Dieu romain du feu, de la métallurgie, de la foudre et du soleil).

L’Etna est un volcan a pentes douces car il a connu de nombreuses éruptions.
En 1669, les premières tentatives de détournement des coulées de lave apparaissent mais se fut un échec ; la roche en fusion a détruit plusieurs villages et engloutit en ville de 8 000 habitants avant de se refroidir dans la mer. Ce n’est qu’en 1983 que les torrents de lave furent détournés pour la première fois.
Malgré les dangers, l’Etna est une montagne très fertile de par son activité, donc l’agriculture y est très développée. Elle se pratique jusqu’à 2 000 m d’altitude pour les agrumes, les arbres fruitiers et la vigne. Plus haut, se sont les forêts de châtaigniers, de pins, de chênes et de bouleaux qui dominent.
Les ressources principales de l’île sont l’agriculture et le tourisme. La Sicile voit affluer un grand nombre de visiteurs chaque année car les sports d’hivers y sont développés.

  • Le Piton de La Fournaise

Le site le plus touristique de la Réunion, le massif volcanique du Piton de la Fournaise qui culmine à 2631 m occupe le tiers sud-est de l’île de la Réunion. Suite à plus de 500 000 ans d'activité, le volcan se trouve à l’intérieur d’une très grande caldeira d’effondrement, le Grand Brûlé (13 km de long) qui descend jusqu’à la mer. Il y a deux cratères, Bory (petit) et Dolomieu (vaste), qui se trouvent sur le cône terminal.
Un des volcans les plus grands et le plus actif au monde, le volcan de la Fournaise entre régulièrement en éruption (plus de 100 fois depuis le début du dernier siècle, les deux dernières fois en janvier 2002). Malgré ces éruptions, le volcan n'est pas considéré comme dangereux.
Le Piton de la Fournaise offre au visiteur, à quelques kilomètres du littoral, une vision étonnante et inoubliable.

La naissance de l'Île la Réunion a eu lieu il y a environ 5 millions d'années. La première image (sur le transparent) montre son apparition sur les fonds marins de la zone Mascareignes, à une profondeur de 4000 m.
La deuxième image (sur le transparent) montre son émersion de l'océan il y a 2 millions d'années, ainsi que la formation du massif du Piton des Neiges (maintenant éteint). Cela est suivi par l'individualisation du piton de la Fournaise il y a 500 000 ans et son extension continuelle.
Le volcanisme de l'île de la Réunion est dû à un "point chaud", c’est-à-dire une remontée du manteau, actuellement à 300 km au sud-ouest de la Réunion. Ce phénomène perce la croûte océanique, qui se déplace constamment.
Le piton de la Fournaise repose sur le plancher océanique du bassin des Mascareignes, à une profondeur 4200 m (le diamètre à la base est de l'ordre de 240 km). Ainsi, comme un iceberg, la partie émergée de la Réunion ne représente qu’un trentième du volume (600 millions de km3) de l’ensemble du système immergé et émergé.
Les éruptions du piton de la Fournaise, comme Mauna Loa à Hawaii, sont les résultats d'une “vidange” d’un réservoir magmatique proche du sommet. Souvent, le magma migre vers le flanc du volcan pour une éruption fissurale. Ce vide souterrain provoque en surface un puits de quelques centaines de mètres de diamètre. C’est la coalescence dans le temps de plusieurs de ces puits qui constitue une grande caldeira de plusieurs km de diamètre.
Au centre de l’Enclos se trouve un cône volcanique d’une hauteur de 400 m par rapport au niveau de la caldeira. Le sommet de cette structure est plat et présent deux cratères sommitaux : à l’Ouest le cratère Bory, présent avant la colonisation de l’île, et à l’Est le cratère Dolomieu, qui est apparu en 1766.


La formation des caldeiras

Informations pratiques :
Hauteur : 2631 m
1,2 éruption par an en moyen depuis 1900
Visité par 300 000 touristes par an
L'éruption la plus longue: mars 1998
Le débit global lors de l'éruption de 1998 : 20 m3 par seconde
Période d'inactivité la plus longue: 6 ans et demi (1966 - 1972)
Accès au volcan: en voiture, jusqu'au Pas du Bellcombe (2300m) et puis à pied (6 heures environ).
Superficie de la caldeira: 91 km2
Éruptions hors-enclos : 6 (1708, 1774, 1776, 1800, 1977 et 1986)

Le massif du volcan (21.23°S, 55.71°E) domine la partie sud-est de la Réunion, qui se situe dans l'hémisphère sud, dans la partie sud-ouest de l'océan.

La source de cet article :

http://tpevolcanisme.free.fr/exvolc.htm

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